Étoile-sur-Rhône 39-45

Base documentaire de la période de guerre

Faits d’hier et témoignages d’aujourd’hui

 

Vivre de son passé, c’est se ruiner.
Vivre sans son passé, c’est s’appauvrir.
De Lattre de Tassigny

 

Ces pages rassemblent qu’une partie de l’Histoire de la commune d’Étoile-sur-Rhône (Drôme), elles rappelleront à quelques-uns des souvenirs pas si lointains  de leur famille, de leurs amis ou de leurs voisins. Elles permettront aussi à ceux qui, par curiosité ou pour partager, s’en saisiront pour qu’à leur tour apporter une pierre à l’édifice de nos connaissances.Pendant la deuxième guerre mondiale, Étoile-sur-Rhône est un village de 2 000 habitants à une dizaine de kilomètres de Valence.

À vos claviers, numérisez vos documents, partagez…

D’après le recensement de 1936, le dernier avant la guerre, 600 familles (220 en agglomération et 380 en dehors de l’agglomération) se retrouvent principalement dans deux secteurs d’activité : l’agriculture et le chemin de fer.
Agriculture : Propriétaire, exploitant agricole, cultivateur, fermier, ouvrier et journalier agricole, domestique de ferme = 438 personnes, les épouses ne sont pas comptées (Profession = Néant)
Charron, maréchal-ferrant = 9
Moulin, minoterie (Moulin Paul PESTRE et Georges LAURENT) = 14
Négociant pour l’agriculture = 2
PLM (chemin de fer Paris-Lyon-Marseille) = 69


Pour tout Étoile-sur-Rhône 39-45 :

Notez 1 : Pour la compréhension de certains témoignages, des notes ont été ajoutées entre crochets […] ou des renvois en fin de l’article.

Note 2 : J’ai choisi de laisser les textes, les témoignages, bruts. Avec des répétitions, des différences d’interprétation dues au décalage de lieux ou des défauts de mémoire. Des faits, rien que des faits au service de l’Histoire et des historiens.

Les élections municipales de 1935 sont les dernières avant le déclanchement de la guerre. Les élus resteront en poste jusqu’à la mise en place de la section d’Étoile du Comité Départemental de Libération -CDL- qui aura en charge d’organiser les élections municipales de 1945.

 
Les 21 élus : Louis AMBROSSE, Jules BELLIER, Camille BLACHE, Aimé BLARD, Jean BOISSONNAT, Célestin BRETOUZE, Jules BRUNET, Frédéric DESBOS, Henri DIDIER, Raoul DUCROS, Pierre GAUTHIER, Henri GIRAUD, Auguste GRÉGOIRE, Louis MARGERIE, Léon MOUDRAN, Jean PIALOUX, Alphonse POMAREL, Louis REVIRAND, Paul REY, Jules SAILLANT, Lucien VIOLLET,

Maire : Jules BELLIER. 1er adjoint : Jules SAILLAN. 2ème adjoint : Jean PIALOUX. 3ème adjoint : Louis MARGERIE. 4ème adjoint : Raoul DUCROS.

La lecture du graphique ci-dessous, nous remarquons de très nombreux décès en 1937 (52 décès), aucun rapport avec la guerre, et en 1944 (62 décès). Pour 1944, il y a eu 4 décès « inconnus », des décès liés au 6 juin 1944, et des décès du fait de l’évacuation de l’armée Allemande.
Naissances et mariages, chute les années 1939-1940 (en dessous des moyennes 29 naissances et 12 mariages), mais rattrapage en 1942 (39 naissances et 20 mariages).


Étoile-sur-Rhône 39-45

Quelques dates et évènements dans lesquels s’inscrit l’histoire d’Etoile :
Dimanche 3 septembre 1939, Royaume-Uni (à 11 heures) et de la France (à 17 heures) déclarent la guerre à l’Allemagne suite à l'invasion de la Pologne.

Vendredi 10 mai 1940, la bataille de France démarre par l'invasion par les Allemands du Luxembourg, de la Belgique et des Pays-Bas, jusqu'alors tous neutres.

Lundi 17 juin 1940 à midi, le Maréchal Pétain demande la sensation des combats :
« Il faut cesser le combat »
«  Français, à l'appel de M. le Président de la République, j'assume aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l'affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes ; sûr que par sa magnifique résistance, elle a rempli nos devoirs vis-à-vis de nos alliés ; sûr de l'appui des anciens combattants que j'ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat.
Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire, pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec moi, entre soldats, après la lutte et dans l'honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside durant ces dures épreuves, et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur Foi dans le destin de la Patrie ».

Mardi 18 juin 1940, depuis Londres, refusant de cesser le combat, le général français de Gaulle lance un appel à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre l'Allemagne :
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. »

Samedi 22 juin 1940, signature de l’armistice dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, à 18h50 (heure d’été allemande).

Une autre vie pour les français, une autre vie pour les étoiliens

Dès 1940, la commune connait les bombardements de l’armée allemande qui ne font pas de victime, c’est la commune de Portes-lès-Valence qui était visée. En juin, les familles sont informées des premières victimes de la guerre, morts sur le front : Georges Lièvre, le 30 mai 1940 ; Paul Montellier, le 7 juin 1940 ; Henri Bois, le 12 juin 1940 ; André Jacquamet, le 19 juin 1940 ; Julien Clair le 20 juin 1940.

Et puis, c’est la débâcle qui assomme toute la population, suivie par l’armistice le 22 juin 1940. L’armée allemande bute sur la rivière Isère et s’arrête à Romans. On retient son souffle.
On se serre un peu pour faire de la place à quelques familles lorraines que la guerre et l’annexion de leur région ont jetées sur les routes en direction du Sud.
On cherche les rescapés, ceux qui reviennent ou donnent rapidement signe de vie, et les nombreux prisonniers qui laissent les familles de longs mois dans l’incertitude.

La vie reprend son cours.

Les paysans, les plus nombreux sur la commune, n’ont pas suspendu les travaux des champs, les premières moissons ne peuvent attendre quel que soit l’évolution de la guerre et de l’occupation. On s’entraide, par exemple au quartier des Josserands, Marie-Louise Bois reste deux ans sans nouvelles de son mari Henri, la commune est prévenue de son décès qu’en mai 1942, Paul Verd, paysan voisin, et son garçon de ferme André Monteillier vont l’aider pendant cette période, jusqu’à ce que Marie-Louise décide de vendre.
Aux premières décisions du gouvernement qui s’est engagé à payer un lourd tribut aux vainqueurs, les fermes préparent leur résistance.

À Étoile-sur-Rhône, nous retrouvons comme dans beaucoup de villages ruraux, des pétainistes, mais peu s’en vantent. Des maréchalistes, qui ont connu la guerre de 14-18, plus nombreux, que l’on retrouve dans la Légion française des Combattants. Beaucoup de citoyens attendent de voir avant de se déclarer et quelques-uns, qui refusent la défaite et la politique du nouveau gouvernement, commencent à tisser des liens, et par leur opposition discrète, préparent la Résistance.

Il n’y a aucun signe qui dit que la population d’Étoile a souffert de pénuries alimentaires. Les fermes nombreuses, les lopins de terre que cultivent les ouvriers, employés et artisans, et ici et là, quelques poulaillers et clapiers, permettent de passer les moments difficiles. Ainsi que les cours d’eau : le Rhône, la Véore et autres ruisseaux assurent un complément non négligeable.

La légion Française des combattants, les Compagnons de France, pour les deux nouvelles organisations, s’engagent dans la Révolution nationale chère à Pétain. Collectes pour les prisonniers, quêtes pour le Secours national et l’organisation de fêtes, conférences, de rassemblements à de multiples occasions.

À partir de 1943, la zone dite « libre » est occupée par l’armée italienne, puis par l’armée allemande. Le temps tourne, on rentre la tête, quelques « collabos » donnent de la voix. Discrètement, chacun à sa manière, cherche comment rejoindre, sans prendre de risques, ceux qui, depuis des mois, font entendre une autre version de l’Histoire.

Et le 6 juin 1944, jeunes et moins jeunes qui s’entrainent depuis quelques mois à démonter et remonter les armes sans pouvoir tirer un seul coup de Sten, se lancent dans la Résistance armée sous les ordres du Docteur Jean Planas. Période dangereuse où il faut encore subir la loi du plus fort.

À la libération, presque tout le monde est content. Il y a bien un couple, qui disait, haut et fort, leurs préférences pour les Allemands, qui a subitement disparu…

Sur ce site, plusieurs articles sont consacrés sur cette période.

D’après Henri Amouroux : « il y a eu 40 millions de Français pétainistes en 1940 qui sont devenus 40 millions de gaullistes en 1944 ! ».
 

Nous pouvons aussi relater la présentation que fait Henri Frenay, cofondateur du mouvement de résistance Combat et futur Compagnon de la libération, dans une lettre de mars 1944 à une personne de l’entourage de de Gaulle à Londres pour expliquer la situation des Français (Une jeunesse française, page 586) :
« Le drame de la France a fait que des hommes honnêtes et désintéressés ont cru, pendant un certain temps, au maréchal Pétain et ont placé en lui leur confiance. Sans doute ont-ils été trompés, mais ils ont été trompés sincèrement et, s’ils ont fait une erreur, on ne peut pas leur imputer comme un crime. Or, vous savez comme je le sais moi-même, que l’immense majorité du peuple français, pendant plus ou moins longtemps, a fait confiance au maréchal Pétain. Vouloir refuser systématiquement de faire route avec ceux-là n’aboutirait, en définitive, qu’à isoler une poignée d’hommes de la nation. C’est donc vers une politique d’union et d’union sincère que nous devons pencher ».

Nous retrouvons cette évolution chez les habitants de la commune d’Étoile-sur-Rhône. En réalité la grande majorité s’est réfugiée dans l’attentisme au moins jusqu’en 1943. Une centaine d’anciens combattants 14-18 ont espéré que le Maréchal, qui avait si bien réussi à Verdun, pouvait, peut-être, être une solution, ne disait-on pas qu’il jouait double jeu ?

De nombreux maréchalistes sont des antiallemands convaincus, l’occupant est et reste l’ennemi. La première période est la prudence, la population s’adapte aux nouvelles règles décidées par l’État Français, avec plus ou moins de zèle, quelques habitants s’engagent résolument dans la voie de la collaboration.

1943, le vent dans la vallée du Rhône change de sens et devient incertain, il colporte de plus en plus les idées de De Gaulle qui sont portées aux oreilles des Étoiliens. Il y a ceux qui persistent dans la voie tracée par Pétain, ils ont encore confiance au Chef... il saura trouver une solution comme à Verdun... mais il a 87 ans. Ils y a ceux qui, avec audace, s’organisent, créent des groupes qui se reconnaissent et préparent déjà demain. C’est le temps de la prudence et de la méfiance.

1944, la vie devient de plus en plus difficile, la Résistance fait parler d’elle, il faut se positionner et prendre des risques, c’est la naissance de groupes armés de la Résistance. Et comme la plupart des Français, il y a ceux qui attendent des jours meilleurs, s’adaptent au jour le jour, et quand c’est possible tirent profit de la situation. Mais comme nous pouvons le constater, l’engagement de personnalités, nées à Étoile, a largement dépassé le cadre communal.

Bibliographie


Étoile-sur-Rhône 39-451981, Lucien MICOUD
Nous étions cent cinquante Maquisards
De la libération de Gigors à la libération de Valence
Peuple Libre


Étoile-sur-Rhône 39-45

2009, APER, Les Amis du Patrimoine Étoilien et de la Ruralité
Chroniques étoiliennes au 20ème siècle
Imprimerie du crestois


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2015, Michel Chaudy,
Les Compagnons de France du Valentinois 1940-1944
Éditions CASTELLI


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2018, Michel CHAUDY
Nous voulons vivre !
Gravé dans le marbre, Étoile-sur-Rhône
Auto édition


ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA DRÔME (SALLE DE LECTURE)


Série 9J : Fonds André VINCENT-BEAUME
Série 97J : Fonds de la fédération des Unités combattantes de la Résistance et des Forces Françaises de l'Intérieur, de la Drôme
Série 132J : Fonds André VINCENT-BEAUME
Série 409J : Fonds Jean et Michel PLANAS
Série 2827W : Fonds du comité départemental de la libération
Série 6M : Population-Affaire économique-Statistiques
Série 1R : Affaires militaires, organismes de temps de guerre
Sérier CP210 : La Dépêche dauphinoise
Série CP219 : La République du Sud-est
Série J 712 : Pièces isolées


WEBOGRAPHIE


Archives Départementales de la Drôme Etoile-sur-Rhône 39-45

Archives Départementales du Rhône Etoile-sur-Rhône 39-45

Service Historique de la Défense Etoile-sur-Rhône 39-45

Archives de la commune d’Étoile-sur-Rhône Etoile-sur-Rhône 39-45

Mémoire des Hommes Etoile-sur-Rhône 39-45

Le Maitron Etoile-sur-Rhône 39-45


RENCONTRES, ÉCHANGES, AVEC LES HABITANTS D’ÉTOILE, TÉMOIGNAGES ET DOCUMENTATION

 


Claude BLACHIER, Christian BRUN, Joëlle CAPDEVIOLLE, Alice CHAMPEL, Maurice CHASTANG, Renée CLAIR, André CLEYSSAC, Léone COLEUR, Engel FORASIEPY, Joseph GRÉGOIRE, Joëlle GUEZE, André MANTELLIER, Christian MARGERIE, André MARQUET, Gabriel MICOUD, Lucien MICOUD, Marcel MOUNIER, Andrée PARADIS, Daniel PERMINGEAT, Michel PLANAS, Adrienne POMAREL, Christine PRANEUF, René REY, Simone ROUSSIER, Jean Marie SABATIER, René SABATIER, Serge SOUBEYRAN, Joël VACHON, Pierre VERD, Bernard VIOLET, Christophe WOEHRLE

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La guerre se prépare

Le jour de la déclaration de la 2ème guerre mondiale, le territoire d’Étoile-sur-Rhône a été choisi pour fabriquer du pain pour l’armée des Alpes et l'installation d'un Dépôt de Remonte Mobile d’Armée.
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Cité rurale Compagnons

La Compagnie d’Étoile est le première compagnie rurale des Compagnons de France : « Ils ont trouvé dans ce cadre villageois l’ambiance nécessaire à la réussite de cette entreprise ».
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La ferme de La Mare : une terre et un toit

Le quartier de la Mare, à Étoile-sur-Rhône, est situé loin du centre du village. C’est quelques fermes dispersées sur le plateau qui s’étend jusqu’à Montmeyran. Et surtout, très loin de la plaine à l’Est, passage obligé du Sud au Nord.
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Deux parachutistes au hameau du Chez

Le 29 août 1942, deux parachutistes atterrissement au quartier du Chez, c’est le premier parachutage connu dans la Drôme.
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Prisonniers en 1940, déportés, travailleurs STO

Le plus grand nombre des prisonniers militaires de la commune sont ceux qui lors de leur incorporation dans l’armée sont nés ou ont une adresse sur Étoile. À défaut d’une liste précise des prisonniers, en croisant plusieurs sources, permettent, peut-être, de connaitre tous les prisonniers.
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Se tenir prêt pour le 6 juin

Gabriel André Micoud incorporé aux chantiers de jeunesse du 21 mars 1941 au 10 octobre 1941. Fait partie des FFI de la Drôme du 6 juin 1945 au 27 juillet 1944. Blessé au combat à Gigors le 27 juillet 1944, avec blessures multiples par les éclats d’obus. Engagement volontaire en septembre 1944, démobilisé le 29 juillet
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La 4ème Compagnie FFI de la Drôme

La 4ème compagnie était composée de 132 membres au 6 juin 1944. Volontaires recrutés principalement à : Étoile, Portes-lès-Valence, Beaumont-lès-Valence, Montoison, Petits-Robins (commune de Livron).
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Naissance de la 6e compagnie FFI

Ce témoignage sans prétention est, certes, une œuvre personnelle ; mais il est surtout une entreprise collective dont le signataire a voulu d'abord être le coordinateur.
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Opération Overlord

Pendant que se déroulait la formidable « Opération Overlord » à laquelle participait la France avec les bateaux et les fusiliers-marins des Forces Navales Française Libres que se passait-il en France et en particulier à Étoile ?
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6 juin 1944 à Étoile

En ce lieu, le 6 juin 44, lors d'un premier combat pour la Liberté, sont tombés au champ d'honneur, Michel RIORY, Jean DURAND, appartenant à la 4ème compagnie des FFI
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Journal du la 4ème Compagnie

Suivant la place prise entre juin et août 1944, acteurs ou simples spectateurs, les témoignages sur le déroulement de la Résistance à Étoile-sur-Rhône ont plusieurs visions.
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La tentation du lapin

Marcel Édouard Mounier, est né le 3 avril 1921 à Étoile. Ces parents sont agriculteurs dans cette même commune. Pendant la période 40-44, il participe aux Compagnons de France, aux chantiers de jeunesse, membre de la 4ème compagnie FFI, il est arrêté et transféré en Allemagne comme « travailleur volontaire ».
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Août 44 à la Poulate

Le témoignage ci-dessous est signé de Rambert GEORGES, habitant la ferme de La Poulate. Le mois d’août 1944 n’a nul part été simple mais encore plus difficile pour la population habitants de part et d’autre du Rhône.
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Jules Bellier

Jules André Marie Bellier est né à Étoile le 19 septembre 1867. Par sa mère née Melleret, il est d’une illustre famille de militaires d’Étoile.
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Lucien Micoud

Enseignant, Résistant, Journaliste
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Albert Bébert Rémy

Le dimanche 9 juillet 1944, comme tous les dimanches, il met sa tenue de ville et se rend à pied au village à une distance de 7 km. Mais cette fois, ce n’est pas seulement pour rencontrer des amis au café, c’est aussi pour faire la distribution de quelques tracts parachutés la veille pour le maquis.
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Paul Verd

Paul Verd est né à Etoile le 1er septembre 1890, il est fils unique.
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Réapprendre la Liberté

La libération de la Drôme le 31 août 1944 n’efface pas les effets de la guerre sur la commune. Il y a des bons moments qui accompagnent la liberté retrouvée. Le tri nécessaire entre ceux qui se sont fait remarquer par leur soutien à Vichy et leurs relations avec l’occupant.
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Jean Planas

Une courte vie bien remplie. Combattant pendant les deux guerres mondiales, 14-18 et début 1940 en tant que médecin, de retour à Étoile il reprend ses activités de médecin et participe activement à l’organisation de la Résistance. Le fil rouge de sa vie est la médecine « sociale », il innove, crée des lieux de soins…