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Ce blog a pour but de rassembler des informations d'actualité sur les sujets de recherche traités sur ce site : Boimondau et les communautés de travail, les Compagnons de France (association 1901, 1940-1944) Étoile-sur-Rhône, ...

  • 80 ans : les compagnons sur la voie communautaire

    80 ans : les compagnons sur la voie communautaire

    22 décembre 1942, Marcel Barbu retrouve sa famille et ses compagnons après 2 mois d’internement qui clôturent une année qui a mis à rude épreuve la vie de chacun.

    Pour Marcel Barbu, son rêve communautaire est représenté par la construction de la « chère maison », chant repris lors de leurs rassemblements :

                    Nous l'avons bâtie, la chère Maison

                    Et toute notre vie, nous la protégerons

    1942, c’est le temps pour creuser les fondations, profondes pour une construction solide. Pour la communauté naissante ça se traduire par :

    La formation, la relève, l’internement de Marcel Barbu…

    Et un petit clin d’œil sur 2022, l’aventure continue.

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  • 80 ans… Un trimestre de développement

    L’effectif des compagnons progresse régulièrement, beaucoup de temps passe dans la formation.

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  • 80 ans… de nouvelles embauches

    Dans l’atelier, Marcel Barbu forme les ouvriers à la fabrication de boitiers et Pierrette s’applique au polissage. En septembre 41, de nouveaux compagnons arrivent (peu d’embauche en août) dont certains joueront un rôle important dans la communauté : Raoul Sauron qui sera le fondé de pouvoir de Pierrette Barbu en 1944-45 (quand la famille Barbu se cache à Paris, pendant le temps de déportation de Marcel Barbu). Georges Normand qui deviendra le quatrième chef de la communauté. Où André Gérin et Pierre Goudard qui monteront une communauté de fabrication de boitiers en or.

    À la fin septembre 1941, l’entreprise comprend une petite vingtaine de salariés.

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  • 80 ans… et Marcel Barbu fait encore parler de lui.

    En août 1941, l’entreprise de Marcel Barbu, embauche encore et commence à produire des boitiers de montres pour la société SAPROLIP.

    Bientôt j'aperçois quelques ombres se profiler derrière la cloison vitrée : c'est l'agréable perspective d'un gars qui viendra me tenir compagnie et rompre ce tête-à-tête permanent avec ce jeune patron. Si convainquant soit-il, ça fini par être pesant toutes ces idées sur le métier, la profession, la Société de demain.... J'aimerais bien que ces entretiens soient partagés par d'autres. Encore le témoignage de Robert Brozille, et poursuit : Notre patron tolère quelques insuffisances chez ces nouveaux embauchés, convaincu que la jeunesse aidant, ils pourront s'améliorer et s'adapter aux exigences de la profession ; mais il faut d'abord, à défaut de tout comprendre, lui faire confiance, et cet accord sans réserve, il vient vous le chercher au fond des yeux.

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  • 80 ans : L’atelier de fabrication de boitiers de montres à Valence

    Pour commencer la production de boitiers de montres, Marcel Barbu a fait venir de Besançon quelques machines et des ébauches de boitiers.

    Il faut rappeler que les passages de la ligne de démarcation n’est pas simple, mais nous le verrons que pendant toute cette période difficile les échanges entre Besançon et Valence sont fréquents.

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  • 80 ans : Première embauche chez Marcel Barbu

     

    La première embauche à l'entreprise de Boitiers de Montres du Dauphiné a eu lieu en juin 1941 et le plus simple pour comprendre l’histoire est de laisser la parole à Robert Brozille :

    Y a déjà plus de trois semaines que j'ai quitté l'Armée.

    De retour à VALENCE où j'ai toute ma famille, je cherche un emploi dans les Usines de mécanique de la région. C'est en vain que j'ai visité CROUZET - TOUSSAINT - FAURE PLOUTON, et tant d'autres. Mais j'entends toujours la même réponse : Revenez plus tard, en ce moment il n'y a pas de travail. La mine de mes interlocuteurs ne me laisse que peu d'espoir sur ce "Revenez plus tard".

    J'ai retrouvé quelques-uns de mes copains d'apprentissage qui ont échappé au désastre de Juin 40 et comme moi cherchent un employeur. C'est aussi décevant pour eux et tous n'ont pas la chance d'avoir un père employé au P.L.M. pour pouvoir attendre.

    Certains ont accepté des tâches qui n'ont rien à voir avec leur qualification : travaux de terrassement, goudronnage, etc... Mais il faut tenir car il n'y a pas d'assurance chômage.

    Par chance, un voisin serrurier m'indique qu'une usine est en train de s'installer au 41 de la rue Montplaisir.

    Entreprise BoimondauJe me précipite, et je découvre cette bâtisse en forme de villa dont le pignon fait face à un jardin potager agrémenté d'une jolie treille.

    L'entrée est sur le côté du jardin, avec un modeste portillon de bois.

    C'est dans ce décor champêtre que je suis reçu par un couple jeune, environ 35 ans.

    Je suis surpris par la tenue de ce que je crois être le patron : pantalon court et chemise bleue, large béret incliné sur l'oreille. C'est la tenue des Compagnons de France Compagnons de France. Madame est enveloppée dans une blouse gris-bleu, serrée par une ceinture.

    Ce sont Monsieur et Madame Barbu.

    Nous avons beaucoup parlé à l'ombre de la treille, ou plutôt, j'ai entendu beaucoup de choses, car Monsieur Barbu parle plus qu'il n’écoute... tandis que Madame Barbu, discrètement, m'étudie sur toutes les coutures.

    Mon histoire est simple : l'école, l'apprentissage, l'Armée, et rescapé du désastre de 1940 je cherche du travail.

    Mais pour moi qui viens d'être débarrassé de la tenue militaire, l'uniforme des Compagnons de France m'incite à la plus grande réserve. Pourtant l'homme est passionnant à écouter, son langage simple, direct et convaincant. Il a des projets plein la tête : finie la lutte des classes Propreté, Ordre, Esprit d'équipe sont des mots que l'on n'a pas souvent l'occasion d'entendre de la part d'un patron.

    Mais peu m'importe ce que j'ai entendu ce jour-là de toutes ces idées généreuses.

    La seule qui m'intéresse « Je suis embauché à l'essai ».

    En cet après-midi du 16 Juin 1941, j'ai quelques scrupules à reporter au lendemain mon entrée en fonction.

    Pour bien faire, il faudrait que je commence tout de suite.

    Je n'ai pas encore le virus. Ça viendra plus tard !

    Robert Brozille a beaucoup écrit de nombreux articles dans le bulletin le Lien et plus tard, dans le bulletin de liaison de l’association des anciens.  

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  • La Ruée des Livre à Saint-Ambroix, samedi 29 mai 2021

    Ruée des Livres à Saint-Ambroix, samedi 29 mai 2021 

    Les naufragés du Saint-Didier

        

    Pour la première fois, la parole est donnée aux 250 militaires internés en Turquie en 1941.

    Leur fin aurait pu être plus tragique, et leur vie se terminer dans un cercueil métallique du nom de Saint-Didier.

    Le destin leur a proposé de partager pendant six mois une vie collective, des moments intenses.

    Entre attente et découverte du pays et de sa population auquel ils n’avaient jamais, pour la plupart, rêvé.

    Ils ont passé des moments plus intéressants que de s’entre-tuer.

    Cet ouvrage sera présenté pour la première fois lors de La Ruée des Livres.

     

    Plus d'informations, cliquez sur l'image =>

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  • 80 ans : Marcel Barbu précise son projet d’atelier-école

    80 ans : Marcel Barbu précise son projet d’atelier-école

    Les statuts de sa société déposés, un local trouvé (une ancienne vinaigrerie), Marcel BARBU peut faire venir du matériel depuis son entreprise de Besançon et finalisé son projet d’atelier-école. Le 15 mai 1941, il le présente aux Compagnons de France sur lesquels il espère bien leur aide.

    Pourquoi les Compagnons de France ? Un petit rappel.

    Le 21 septembre 1940, Marcel BARBU est « refoulé » de la zone occupée.

    Le 22 septembre, le Commissaire spécial rend compte au préfet de Besançon : j’ai l’honneur de vous rendre compte que j’ai conduit hier le nommé BARBU Marcel, refoulé de la zone occupée par ordre des autorités allemandes, à la ligne de démarcation, à Chalon-sur-Saône. Le franchissement de la ligne par le susnommé est noté à 17 heures.

    De Chalon-sur-Saône, Marcel BARBU se rend à Poligny (à 75 Km) et trouve refuge à la cure. Il faut qu’il trouve rapidement du travail, ça tombe bien, car le mouvement des Compagnons de France recherche des animateurs ayant l’expérience de mener une équipe. Jusqu’en 1944, Marcel BARBU conservera des contacts et de nombreuses amitiés dans ce mouvement.

    Écoutons Marcel BARBU parlant de son projet :

    Trois considérations pratiques m’ont conduit à tenter l’installation d’une nouvelle « Manufacture de Boîtiers de Montres » et d’y installer un Atelier-École.

    1°) : Les fabricants français d’horlogerie se désolent de ne pouvoir trouver en France, tant en qualité qu’en quantité, les boîtiers de montres dont ils ont besoin.

    2°) La rare main d’œuvre existante en France, est étrangère dans la proportion de 75%. Peu qualifiée et âgée.

    3°) Nous ne pouvons prétendre faire de tous ces jeunes des bûcherons ou des cantonniers.

    Quelques éléments pour la formation de jeunes :

    L’apprentissage durera trois ans.

    Les apprentis seront encadrés par le mouvement des Compagnons de France et formeront « une compagnie autonome » (au Compagnons de France, les groupes s’appellent Compagnies). Deux temps de formation, la formation professionnelle et l’éducation générale et physique.

    Marcel BARBU sera le seul responsable en tant que « Chef compagnon ».

    Une vingtaine d’apprentis sont prévus d’ici la fin de l’année 1940, qui ne peuvent être accueilli que si Marcel BARBU trouve des professionnels pour encadrer les jeunes recrus.

    Dans ce projet, rien n’est dit sur le rêve communautaire de Marcel BARBU, mais c’est pour bientôt.

    Petite histoire : Le terme refoulé est habituellement utilisé pour interdire l’entrée. Dans le cas de Marcel BARBU, les autorités allemandes ont pris cette décision sur pressions des autorités françaises. Ce sont les bisontins qui ne voulaient plus de Marcel BARBU.

    À suivre

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