L’abbé Chaix

L’abbé Charles-François Chaix

Échevin de 1775 à 1992

Lorsqu’éclate la Révolution, Charles-François CHAIX, prieur de Notre-Dame de Beaumont, est le curé de Notre-Dame d`Étoile depuis 1775.

Le 12 juin 1789, il est élu premier échevin (c'est-à-dire maire) de la communauté d'Étoile, il succède à Pierre ROBERT, notaire.

Acquis aux idées nouvelles, il dirige les délibérations fiévreuses qui se succèdent après les événements de Versailles et la prise de la Bastille.

Au moment de la Grande Peur, il participe avec les habitants à la création des Gardes Nationales. Il bénit leur drapeau, mais prononce un sermon de paix. Il n'a que le souci de « la tranquillité du Citoyen ». Il a fait intégrer dans les gardes les 4 nobles d'Étoile qui ont donné des preuves de leur patriotisme.

Il participe comme aumônier à la première Fédération réunie dans la plaine d'Étoile le 29 novembre 1789, et lors de la grande fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Étoile il y dit la messe sur un autel dressé en plein air.

Comme la grande majorité des prêtres de la Drôme, il accepte la constitution civile du clergé. Il fait donc partie des prêtres « jureurs », alors que le Pape condamne cette constitution civile.

Mais paradoxalement, comme plusieurs de ses confrères, il refuse en 1792 de lire le mandatement de carême de l'évêque MARBOS, parce que celui-ci se présente comme l'élu du peuple et non comme nommé par le Saint-Siège.

Il devient donc « suspect » aux autorités, bien qu'il ait juré après la chute du Roi de maintenir la liberté et l’égalité  et de mourir en les défendant et le 16 novembre il est démis de sa charge.

En 1793, il doit se cacher, d'abord au Treu (actuellement le Truc), puis chez le maire, lui aussi révoqué, M. MARTIN, puis avec sa mère et sa tante à Montéléger.

Le 1er janvier 1794 (12 nivôse an Il) il est mis en arrestation, mais libéré un mois après parce que :

- il n'avait aucune relation paraissant suspecte ;

- il n'avait pas manifesté à Montéléger d'opinions contre la Révolution ;

- Il est porté à soulager les malades de tout son pouvoir. (Rapport du comité de surveillance).

Après la terreur, c`est l’apaisement. Il revient à Étoile, il y baptise beaucoup d'enfants. Après le concordat, il dessert « la succursale » d'Étoile jusqu'en 1812 où il fut nommé chanoine titulaire de la cathédrale de Valence.

Extrait de l’ouvrage « Étoile-sur-Rhône, 1789-1989 » Voir

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