ÉTOILE sous la Révolution

Etoile sous la Révolution, Léopold LAMOTH 

LAMOTHE Léopold

ÉTOILE sous la Révolution

Extraits des documents officiels, publiés sous les auspices de la Municipalité

Imprimerie et Lithographie A. TEYSSIER et Cie, rue St Félix

1891

88 pages

Nota : pour cette version numérique, transcription intégrale, avec l’aide d’un OCR

Chapitres

  • 1788-1789 Etoile sous la Révolution
  • La première Fédération provinciale Etoile sous la Révolution
  • Fête Nationale du 14 juillet 1790 Etoile sous la Révolution
  • La Terreur Etoile sous la Révolution
  • Après le 9 thermidor Etoile sous la Révolution
  • Club des « Amis de la Liberté » Etoile sous la Révolution

Nos chers concitoyens !

Nos chers concitoyens !

Le nom d`Etoile n`est pas sans rappeler des souvenirs glorieux, dont nous sommes fiers, à juste titre.

Quelle commune de cette importance joua un plus grand rôle sous la Révolution! Les villes de Grenoble, de Marseille, de Lyon, de Paris, correspondent avec sa Municipalité.

C’est sous ses murs que se réunissent douze mille six cent cinquante citoyens armés pour y prononcer l’immortel serment du 29 novembre 1989.

Plus tard, quand la France est menacée, le patriotisme de nos pères s’élève à la hauteur de leur ardent amour de la Liberté : ils donnent à la Nation de vaillants défenseurs.

On les voit applaudir, avec enthousiasme, à toutes les victoires de la République, et, dans les moments difficiles, apporter leur obole pour soulager les misères de l’Armée.

Mais ils ne sont farouches que contre les ennemis du dehors; et, nous pouvons le répéter avec orgueil, ces excellents citoyens ne poussèrent jamais aux actes violents. Non seulement les suspects furent épargnés ici, mais on demanda même leur mise en liberté.

Citoyens !

Nous allons célébrer la Première Fédération provinciale par l’érection d’un monument digne de nos pères.

L’idée, vous le savez, a été émise, pour la première fois, lors de la réception de notre École de filles (août 1888), dans un toast du Maire d’Étoile  à ses invités.

Aujourd'hui, grâce à l'appui de l'honorable Député de la Circonscription, nous touchons à notre but.

Nous disposons déjà, en effet :

1° D'un crédit de mille francs voté par la commune, le 13 mai 1890

2° D’une pareille somme que le Conseil municipal de Paris a bien voulu nous accorder sur notre demande et après les démarches de notre sympathique représentant, M. Maurice Faure (juillet 1891);

3° De cinq cents francs du Conseil général de la Drôme votés sur la proposition de son honorable Président, M. BELAT, à la session d’août.

Il nous reste encore à adresser un appel aux, Communes qui participèrent à la Première  Fédération provinciale.

Nous pouvons compter, d'ailleurs, sur une subvention de l'État.

Enfin, des souscriptions seront ouvertes incessamment dans la localité : chacun voudra contribuer à cette œuvre éminemment patriotique.

Vous donnerez ! Vous donnerez ! Chers Concitoyens, pour que nous puissions perpétuer dignement le grand fait historique qui sera l'éternel honneur d'Étoile

Vive la République!

Le Maire, SAUSSE Alphonse; les adjoints et les

Conseillers municipaux, JARDIN Aimé, GERMOND

Casimir, REBOULET Victor (*), MARTIN

Henri (*), MONTRAYNAUD Louis, MONTAGNIÈRE

Auguste, PLATEL Jean-Louis, LANTHEAUME

Jacques, ROBERT Louis, POUYET Jules, FEROUL

Eugène, BOISSONNAT François, BLACHE Frédéric, BOISSONNAT Jean-Pierre, GUIGON Jean,

SYLVESTRE Eugène, -MMAYOUSSE Jean-Pierre,

BERTRAND Joseph, FAURE Victor, TERRAS

Auguste.

(*) Nous avons voulu y joindre aussi le nom rie deux honorable Conseillers décédés. C’est un souvenir d”est1me et de regret que nous devions à ces amis.

À la mémoire…

À la mémoire des Citoyens qui luttèrent pour la Liberté !

Hommage respectueux aux Descendants des illustres familles : MELLERET, SAYN, MARTIN,

SAUSSE, ROUX, ROBERT, MARGEIUE, MORIER...

Au lecteur

AU LECTEUR

Nous avons apporté le plus grand soin dans nos recherches, et, nous pouvons ajouter, une entière impartialité.

Il ne nous appartenait pas de commenter les faits que nous relatons ici. Nous avons tenu, seulement, à mettre en lumière tout ce qui pouvait donner une idée exacte de cette grande Époque, si peu connue encore du Public.

Pour éviter certaines interprétations désobligeantes, nous rapportons sans changement les procès-verbaux ou les questions politiques et religieuses occupent une place trop exclusive.

Pouvions-nous pousser plus loin l’esprit de modération ?

Nous laissons au lecteur intelligent le soin d’en juger.

L. L.

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