La Communauté Boimondau et Mondragon

Coopération internationale

Boimondau et Mondragon

L’article de la revue SCOP-Édit (novembre 1991) sur Boimondau et Mondragon illustre une confusion fréquente : celle entre une communauté d’individus et une entreprise. Pourtant, leurs finalités et leurs natures diffèrent radicalement. Comparer la matière de l’un : l’Humain, avec les objectifs de l’autre : réussite financière, est plutôt hasardeuse. Que la communauté et l’entreprise ont pris le même nom pour être à l’origine de cette confusion. À l’origine, la Communauté de travail s’appelait Marcel Barbu, et l’entreprise Boitiers de Montres du Dauphiné.

 

La Communauté de travail rassemble des individus (hommes, femmes, enfants) qui se sont donné une règle de « vie totale ». Règle dans la famille, dans l’entreprise, dans la société. L’entreprise de fabrication de boitiers de montres n’est là que pour faire vivre et grandir les membres de la communauté.

 

Faute de reconnaissance légale (le projet de loi de Marcel Barbu en 1945-46 n’aboutit pas), les Compagnons communautaires durent adopter le statut SCOP pour leur entreprise.

Boimondau et Mondragon

La seule richesse de Boimondau, c’est l’Humain, bien loin de la démarche de Mondragon qui est la sécurité financière pour assurer des revenus aux salariés.

 

Lors de la fin de Boimondau, aux débuts des années 1970, le nombre de Compagnons dans la communauté était devenu très minoritaire. Les autres salariés, très nombreux, ne se sentaient pas concernés pour faire vivre l’entreprise pour quelques individus « enfermés dans leur utopie ». Et pourtant, les commandes étaient là.

 

Cette opposition entre humanisme radical et réalisme économique est-elle irréconciliable ? Ou peut-elle inspirer, aujourd’hui encore, des modèles hybrides où l’humain et la performance ne s’excluent pas mutuellement ?

Date de dernière mise à jour : 02/03/2026

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