L’article de la revue SCOP-Édit (novembre 1991) sur Boimondau et Mondragon illustre une confusion fréquente : celle entre une communauté d’individus et une entreprise. Pourtant, leurs finalités et leurs natures diffèrent radicalement. Comparer la matière de l’un : l’Humain, avec les objectifs de l’autre : réussite financière, est plutôt hasardeuse. Que la communauté et l’entreprise ont pris le même nom pour être à l’origine de cette confusion. À l’origine, la Communauté de travail s’appelait Marcel Barbu, et l’entreprise Boitiers de Montres du Dauphiné.
La Communauté de travail rassemble des individus (hommes, femmes, enfants) qui se sont donné une règle de « vie totale ». Règle dans la famille, dans l’entreprise, dans la société. L’entreprise de fabrication de boitiers de montres n’est là que pour faire vivre et grandir les membres de la communauté.
Faute de reconnaissance légale (le projet de loi de Marcel Barbu en 1945-46 n’aboutit pas), les Compagnons communautaires durent adopter le statut SCOP pour leur entreprise.