Nous voulons vivre !

Etoile-sur-Rhône 

CHAUDY, Michel

Nous voulons vivre !

Gravé dans le marbre, Étoile-sur-Rhône

Auto édition, Avril 2018

140 pages

 

Bon de commande

Il y a 4 ans déjà, que je commençais les recherches historiques sur les 14 personnes inscrites sur le monument aux morts d’Étoile-sur-Rhône (guerre 39-45), et je croyais que ce serai facile ?

La plaque de marbre c’est comme la lecture d’un document officiel, ça ne doit pas poser de difficultés ?

La surprise : j’ai obtenu 6 nouvelles mentions « Mort pour la France ». 70 ans plus tard, il n’est pas trop tard !

Mais, chut, écoutons-les…

...C’est un 8 mai, comme toutes les années la population se rassemble devant le monument aux morts de la commune pour faire mémoire aux combattants et civils inscrits sur les plaques de marbres pour la guerre 39-45.

Un à un les noms sont cités.

Mais un jour, le temps se suspend, et les quatorze nommés racontent leurs histoires…=>suite

4 ans de recherches

C’est toujours long les recherches !

Pour des noms, gavés sur du marbre, à la vue de tous et depuis 70 ans (les plaques ont été inaugurées le 11 novembre 1948) on pourrait croire que les recherches seront facile ?

Par exemple, un nom gravé, qui est un nom « d’usage »,  les recherches sont très, très longues. Et pour quel résultat ?…=>suite

Autre exemple : il y a aussi des erreurs d’époque. Mort le 7 avril 1945 au Tonkin, c’est la guerre 39-45, pas la guerre d’Indochine (débutée après 1946).

Le monument aux morts d’Étoile-sur-Rhône

Etoile-sur-Rhône 

Le monument de la commune d’Étoile-sur-Rhône résiste bien aux saisons, il a fière allure. Au sommet la croix de guerre 14-18. Cette croix, dont le modèle a été créé en 1915, est composée de quatre branches croisées par deux épées, au centre, en médaillon, la République. Un peu plus bas, sur la colonne, un rameau d’olivier (symbole de paix et de gloire). En dessous, le blason de la commune domine la citation « AU ENFANTS d’ÉTOILE MORTS POUR LA PATRIE ». Sur trois faces de la colonne les noms des nombreuses victimes de la guerre 14-18. Quatre obus délimitent l’espace du monument. Ce monument, construit par P. Serret à Saint Peray, a été décidé par le maire Jules Bellier (maire de 1904 à 1944) : mobilisé en août 1914, blessé, plusieurs citations, promu Chevalier de la Légion d’Honneur en décembre 1918.

 

En savoir plus sur le monument et plaques de la commune => cliquez sur l'image

Le sommaire pour en savoir un peu plus

Avant-propos

La commune d’Étoile-sur-Rhône

Commande de deux plaques commémoratives

Qui est Adrien Marchal ?

Les inscriptions sur les monuments aux morts communaux

 

Chapitre I : Les militaires

Montellier Paul Albert

L’Assistance Publique de Lyon

Lièvre Georges

Bois Henri Joseph

Bel Charles Robert

Jacquamet André Élie Albert

Clair Julien Victor Léon

Violet Georges François Louis

Militaires nés à Étoile et morts pour la France

 

Chapitre II : La Résistance à Étoile-sur-Rhône

Le 6 juin 1944 à Étoile-sur-Rhône

Mourier Eugène, gravé Cotte Honoré

Les recensements de la population

Durant Jean, gravé Georges

Résistants morts à Étoile

 

Chapitre III : Les victimes civiles

Combes François Antonin

Seigle Régina Maria Émilie

Jouve Roger Henri et Vincent Blanche Emma

Mort pour la France

Jouve Louis Adrien

Civils nés à Étoile morts en déportation

Civils nés à Étoile et déclarés morts pour la France

Conclusion

Ressources documentaires

Remerciements

Annexes

Avant-propos

«… Pendant quelques instants, quelques fois, vous nous placez au centre de vos discutions, de vos discours, de vos échanges, vous parlez du présent et aussi d’avenir.

Combien de fois avons-nous entendu nos noms appelés d’une voix forte comme si l’on voulait nous réveiller ou plus simplement pour nous faire comprendre que l’on pense à nous.

Dommage que cela se termine par « Morts pour la France ».

Depuis quelques années nous écoutons ces enfants venus nous chuchoter quelques mots d’amour. Ces enfants nous font penser à ceux que nous n’avons pas eus, que nous n’aurons pas et à ceux que nous avons laissés en pleurs derrière nous avec leur maman.

 

Comme chaque année, le 8 mai, ils font de beaux et longs discours. Pour ne pas oublier ceux qui sont morts au champ d’Honneur. Nous rendre hommage.

Pour ne pas oublier les tristes moments que nous avons passés avec certain d’entre vous et que cela ne se reproduise plus.

Pour faire mémoire pour les générations futures.

 

Et pour terminer, rien ne vaut un brin de musique hardie, entrainante, pour nous faire passer cet instant de mélancolie. Ils soufflent fort, ils tapent fort, leurs notes nous enveloppent. Ne pourraient-ils pas changer pour un morceau qui nous parle de demain ?

 

Il faut savoir qu’il y a un avant, des avants que vous ne connaissez pas, c’est de nous qu’il s’agit, cachés derrière cette plaque !

Le passé, notre passé, se restreint à quelques caractères posés sur une pierre. Que n’avons-nous pas entendu sur nous, du vrai et beaucoup de faux, par ignorance.

Nous sommes jeunes, nos vies sont courtes, nos empreintes sont légères, mais savez-vous qui nous sommes derrière ces mots bien alignés ? Il nous faut vous faire connaitre notre vérité.

 

Soyons positifs, ce sont vos mémoires, individuelle et collective, qui font défaut, pas votre volonté, puisque vous faites l’effort de venir nous voir et nous parler plusieurs fois par an.

C’est grâce au passé où nous sommes que vous pouvez être dans l’après, permettez-nous alors, pour que les liens se renouent, de combler ce vide et ainsi assurer la continuité.

Nous voulons vivre au présent, dans la mémoire de chacun.

 

L’Homme ne peut exister que si son Histoire s’inscrit au centre d’un avant et d’un après !

 

Plus de 70, 75 ans après les événements que reste-t-il ? Des témoignages parcellaires, tronqués, dispersés en mille morceaux que nous rassemblons dans ces textes, et qui nous permettent de réparer quelques injustices pour plusieurs d’entre nous.

 

Chacun a droit à son interprétation, d’imaginer les contours, de réaliser sa propre critique.

 

En ce jour où vous êtes rassemblés : autorités civiles et militaires, élus, anciens combattants, pompiers, enfants des écoles et nombreuse population, suspendons le temps quelques instants pour vous conter nos Histoires. À nous de prendre la parole pour que vous aussi vous ne soyez plus de marbre ! »

 

Bonne lecture

LES GRAVÉS DANS LE MARBRE.…=>suite

Le 6 juin 1944 à Étoile-sur-Rhône

6 juin 1944Dans la maison occupée par Régina Combe et son fils François, quatre hommes armés pénètrent en trombe : ce sont des jeunes de la commune, il n’est pas question de les laisser se faire massacrer par les allemands !

Le chef, le lieutenant Michel Jean Henri Riory décide, pour ne pas mettre en danger les occupants de la maison, d’aller se cacher derrière un hangar, il est suivi de François Combe. Ils ont le temps de faire que quelques mètres qu’une rafale les fauche en pleine course.

Les échanges de tirs continuent entre les trois résistants qui sont dans la maison et les soldats allemands  qui commencent l’encerclement.

Deux réussissent à s’échapper par une fenêtre à l’arrière. Jean Durand, blessé, ne peut pas se déplacé. Régina Combe s’est enfermée dans la cuisine.

Pour en finir, les allemands mettent le feu à la maison.

Régina Combe et Jan Durand meurent asphyxier...=>suite

Combattant 14-18, industriel, inventeur, maire d’Étoile-sur-Rhône…

Adrien Marchal a eu une vie bien remplie.

Il s’engage le 28 septembre 1914 pour la durée de la guerre, il est affecté au 60ème régiment d’artillerie. Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur

Il dépose trois brevets : mode d’empaquetage de briquettes à base de sciure de bois, procédé de fabrication pour des bobines pour l’industrie textile, procédé de revêtement plastique de tous objets en bois.

Il est maire d’Étole-sur-Rhône de 1947 à 1962…=>suite

Réalisation de deux plaques de marbre

Nous voulons vivre ! 

Les deux plaques en marbre sont réalisées par la marbrerie Lucien Ravi de Livron (Drôme).

L’une des plaques est posée sur le mur de l’église, l’autre sur le monument aux morts 14-18 au cimetière de la commune.

En plus pour une somme de 25 664 francs, le monument du cimetière sera lavé, gratté, regarnissage des joints, et les lettres repeintes…=>suite

6 nouvelles mentions « Mort pour la France »

Etoile-sur-RhôneFrançois Antonin COMBE, né le 9 janvier 1901 à Montoison, décédé le 6 juin 1944 à Étoile-sur-Rhône

Regina Maria Émilie COMBE, née le 18 juin 1876 à Étoile-sur-Rhône, décédée le 6 juin 1944 à Étoile-sur-Rhône

Jean DURAND, né le 20 février 1923 à Lyon 2ème, décédé le 6 juin 1944 à Étoile-sur-Rhône

Blanche Emma JOUVE, née VINCENT le 12 novembre 1918 à Saint-Laurent-du-Pape, décédée à Oullins le 18 juin 1940

Louis Adrien JOUVE, né le 1er mars 1904 à Étoile-sur-Rhône, décédé le 23 août 1944 à Étoile-sur-Rhône

Albert REMY, né le 2 octobre 1921 à Lyon 2ème, décédé le 9 ou 10 juillet 1944 à Étoile-sur-Rhône…=>suite

Informations pratiques :

La première action est de s’adresser à la Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains (DAVCC) pour avoir accès aux dossiers des morts pour la France et ainsi connaitre ceux qui n’ont pas de mention , donc qui ne sont pas connu de leurs services.

L’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG) est la première porte d’entrée pour toutes démarches pour déposer une demande de mention « Mort pour la France ». L’ONACVG accompagne chaque demande jusqu’à l’obtention ou le refus.

-Pour connaitre les militaires « Mort pour la France » : le site Mémoire des Hommes

-Service historique de la défense, Division des archives des victimes des conflits contemporains, Rue Neuve du Bourg l’Abbé, 14037 Caen cedex

-Pour obtenir des informations sur une mention « Mort pour la France » s’adresser à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), Ministère de la Défense,  Service historique de la Défense,  Bureau des archives des victimes des conflits contemporains,  B.P. 552,  14037 CAEN Cedex

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